Jusqu’au 22 mai, le musée Guimet propose une exposition sur le kimono, de l’époque d’Edo (1603-1868) à nos jours, du shogunat à l’empire jusqu’à la haute couture contemporaine.

Consacrée à l’élégance féminine à travers les époques, les saisons et les circonstances, l’exposition bénéficie du prêt de modèles historiques de la prestigieuse maison Matsuzakaya fondée en 1611 et phare des innovations esthétiques, des premiers catalogues de motifs (1666) jusqu’aux premiers grands magasins à l’occidentale, sous l’ère Meiji.


 

Selon qu’il est destiné aux élégantes de l’aristocratie guerrière ou de la bourgeoisie marchande, les motifs du kimono varient, ainsi que les techniques de broderie. Comme souvent, l’innovation a tendance à venir de la bourgeoisie, tandis que le goût aristocratique est plus sobre, gardien des traditions.

Paysages naturels ou imaginaires, scènes du théâtre Nô, symboles porte-bonheur, foisonnement de broderies, concentration d’icelles en bas du kimono, ou disposition en arcs de part et d’autre du col, la variété des pièces présentées est telle que chacun y trouvera son compte et peut être sûr d’être ébloui. Outre la confection textile, on peut aussi admirer le mobilier constituant le trousseau d’une mariée, de nombreux accessoires et quelques paravents, dans une mise en scène harmonieusement équilibrée.

trousseau

Enfin, ce sont les créations de haute couture qui sont mises à l’honneur. D’abord les designers japonais, comme Kenzo, Koshino ou Yamamoto, qui réinventent leur patrimoine tantôt avec la sobriété efficace d’une lame de sabre, tantôt avec la magnificence d’une armure de fils de soie et de métal. Puis place est faite à l’interprétation française, avec Saint-Laurent, Gaultier, Galliano, etc… dans une synthèse entre exubérance et structure.

gaultierKoshino2galliano

Musée Guimet, 6 place d’Iéna, Paris 16ème

http://www.guimet.fr

Texte par @HdO