En attendant la projection imminente de La Tortue rouge, dont nous reparlerons en détail ce week-end, nous avons rencontré le réalisateur coréen Yeon Sang-ho, qui venait présenter Train To Busan en séance de minuit à Cannes. A priori, un film de zombies dans un train qui traverse une Corée ravagée est loin du Japon et des préoccupations de Japan LifeStyle, mais le cinéaste nous y a ramené quand on lui a demandé quel était son film préféré. Voici ce qu’il nous a répondu :

« Je pense à Perfect Blue de Satoshi Kon. Il y a une course-poursuite à la fin du film entre le criminel et le personnage principal. Tout d’un coup, on voit sur une vitrine l’image du vrai criminel qui se reflète. C’est une scène qui n’a l’air de rien et qui est très réaliste. Mais elle montre bien les sentiments des personnages. »

Yeon Sang-Ho

Il faut dire que ce choix n’a rien de surprenant de la part d’un jeune réalisateur, qui signe là son premier film en prise de vue réelle, après trois excellents films d’animation : The King Of Pigs (2011), The Fake (2012) et Seoul Station (2015), mais montre bien l’importance  et l’influence du cinéma d’animation japonais d’un point de vue international.

Étrangement, le Marché du film ne présentait que très peu de long-métrages d’animation japonais cette année : à peine a-t-on pu y apercevoir l’adaptation en long-métrage animé de la franchise Garo et le film de marionnettes Chieri and Cherry. À contrario, et comme l’an passé, où des affiches de L’Attaque des titans envahissaient les sous-sols du Palais des Festivals, beaucoup d’adaptations de mangas était présentées aux acheteurs du monde entier : Himitsu, The Top secret, le nouveau film de Keishi Otomo, qui avait déjà adapté Kenshin le Vagabond, Midori (La jeune fille aux camélias), Shimauma ou surtout Terra Formars, le dernier Takashi MIIKE, dont on vous parle en détail dans le prochain AnimeLand. Nous poursuivrons demain notre exploration du Marché en nous attardant plus longuement sur un studio : Nikkatsu.