« Irasshaimase ! ». C’est le salut de bienvenue qui vous attend au Japon. Vous l’entendrez en entrant des les boutiques, les temples, les restaurants… Parfois, il est un peu automatique. Entre deux konbini, on en oublie même de tourner la tête pour rendre un salut discret.

À Sado pourtant l’expression reprend tout son sens. Les touristes y sont plus que bienvenus, ils sont attendus. Il faut dire aussi… Bah que y’en a pas vraiment des masses. Attendez-vous à être l’attraction de la ville si vous décidez d’y séjourner !

Cette situation a ses avantages et ses inconvénients. Le grand avantage, c’est bien sûr cette impression d’être privilégié parmi les privilégiés : loin de la foule touristique des grandes villes vous bénéficiez d’une vue magnifique sur la mer, les montagnes, de toute l’attention du personnel japonais. Être un petit prince perdu au bout du monde est assez grisant, il faut bien l’avouer !

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L’inconvénient, c’est que les sites touristes locaux datent un peu, et que les textes explicatifs en anglais se font rares. Mais les guides se mettront en quatre pour vous transmettre leur savoir. Après tout ce n’est pas tout les jours qu’on descend dans une ancienne mine d’or non ?

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Il s’agit de robots imitant diablement l’être humain.

Aucun journaliste n’a gémi de peur durant la réalisation de cet article. Ou presque.

Si vous avez de la chance, vous serez peut-être invité à une cérémonie du thé suivie d’un repas traditionnel japonais, c’est un privilège rare mais sans chichi : on rigole, on discute en tentant de briser la barrière de la langue, personne ne se sent mis de côté. Voir le maître de maison lancer une blague carrément sous la ceinture et les femmes élégantes en kimono rire, cachées derrière leur main est un spectacle savoureux.

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À Sado, le Nô ne se pratique pas comme ailleurs. Cette forme traditionnelle de théâtre japonais est généralement considéré comme élitiste : il faut une certaine érudition pour comprendre les symboles et les histoires mises en scène.

Cependant, à Sado, il est considéré comme un art populaire que les différentes écoles locales tentent de rendre accessible à tous. Il faut dire que Zeami en personne, le père du théâtre Nô, a séjourné en exil sur l’île.

Comme on a beaucoup aimé passer un moment avec les talentueux acteurs de la génération actuelle, on vous prépare tout un article dans le prochain numéro d’hiver de Japan Lifestyle !

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Mme Michi Saito a gentiment accepté de répondre à toutes nos questions sur le Nô, vous trouverez son interview dans le prochain magazine !

La journée fut longue et riche en émotion, on se détend autour d’un verre de saké. Les photos qu’on a prises ensuite ne sont pas vraiment montrables au grand public, sachez seulement que l’on refusera de laisser votre verre vide trop longtemps.

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La région de Niigata, et Sado avec elle, est réputée pour l’excellence de son riz, or ces mêmes terres fournissent un saké reconnu pour sa finesse.

Sarah Didion

Crédit photo Chung-Hee Jee
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